Eglise Sainte-Radegonde
Son histoireSon histoire

Son histoire

Edifice remarquable, classé aujourd’hui aux Monuments Historiques, l’église Sainte Radégonde de La Bruffière domine la place centrale. Elle appartient au style romano-byzantin apporté d’Orient.

Sa construction en seulement 27 mois de 1889 à 1891 se situe en une époque de vogue d’édification de monuments religieux en Vendée. Œuvre de M. Ménard, architecte à Nantes, elle a pu voir le jour grâce à la générosité de nombreux paroissiens par des charrois de pierres en charrettes à bœufs ou des dons en argent à l’imitation d’un riche mécène : le cardinal Richard, archevêque de Paris et paroissien de La Bruffière en son château de l’Echasserie.

Contemplant la façade, nous découvrons des ouvertures plein cintre accompagnées d’une succession d’arcades. Un imposant prothyron sur colonnes couronne la porte centrale entourée à gauche des armoiries du cardinal Richard et à droite de celles de Mgr Catteau, évêque de Luçon. Sur le sommet, le Sacré-Cœur a été sculpté par M. Vallet de Nantes d’après les dimensions d’un vicaire de La Bruffière. Route de Nantes, la porte latérale garde les cicatrices des Inventaires de 1906. La force armée dut la défoncer à la hache pour investir l’église où s’étaient retranchés les paroissiens.

Pénétrant à l’intérieur, nous sommes frappés par le mélange harmonieux, en plusieurs parties du décor, des marbres et mosaïques. Certaines de ces dernières nous viennent du célèbre mosaïste italien Isidore Odorico (1845-1912).

Trônant au milieu du chœur, le maître autel en marbre de Carrare avec son tabernacle d’une égale richesse, est encore embelli par le monumental ciborium soutenu par 2 colonnes de granit rouge et 2 autres de marbre blanc de Carrare. La voûte, dorée à la feuille, évoque l’Esprit-Saint au centre d’une croix. Le marchepied a été réalisé en marbre du Jura. Nous devons tout cet imposant ensemble à la générosité d’une paroissienne en 1901. Il est entouré de chaque côté, des chapelles de la Vierge à gauche et de Saint Joseph à droite. Au centre de l’édifice à droite, a été établi l’autel du Sacré-Cœur où l’on devine une représentation de la basilique de Montmartre. De part et d’autre sont gravés les noms de 116 enfants de La Bruffière tombés lors de la Grande Guerre (1914-18).

Des panneaux de pierre blanche parsemée de mosaïques décorent la chaire. Ils représentent des Docteurs de l’Eglise. L’abat-voix en bois sculpté est surmonté de 4 statuettes reproduisant les symboles des 4 évangélistes.

Les vitraux aux gracieuses arabesques charment l’œil des visiteurs, diffusant une lumière tamisée. Ceux du chœur néanmoins, sont cachés par l’orgue. Ils racontent la vie de Sainte Radégonde. Ceux de la tribune représentent Ste Jeanne d’Arc, Ste Geneviève et Ste Radégonde. Les vitraux latéraux ont été offerts par des familles de la paroisse dont les noms figurent au-dessous.

M. Onillon de Paris est l’auteur des peintures des voûtes. L’or a été semé à profusion sur celles du chœur. Ailleurs, les angles de chaque coupole sont occupés par des apôtres d’une hauteur de 2m50.

Les confessionnaux en bois galbé et finement ouvragé ainsi que les boiseries de la sacristie sont dus au talent de M. Bouchet d’Issé (Loire-Atlantique).

Dans le mur latéral gauche, protégé par une vitre blindée, voici le trésor de l’église. Au milieu de 21 pièces, se distingue une magnifique chasuble brodée en drap d’or. Legs de l’abbé RIHET, ancien curé de La Bruffière au XIXème siècle, cet ornement fut utilisé la première fois par Mgr FEUTRIER lors du sacre de Charles X à Reims en 1825.

Parcourant les allées, nous découvrons encore 4 grandes statues de pierre blanche représentant : St Antoine, Ste Thérèse de Lisieux, Ste Radégonde et St Louis-Marie de Montfort, le chemin de croix, la tribune et sa balustrade, le baptistère déplacé dans le chœur en 1998, le lutrin ou l’orgue réalisé par la maison Oberthur en 1981.

L’église de La Bruffière a eu l’honneur d’accueillir la messe télévisée de l’émission « Le Jour du Seigneur » à l’occasion de son centenaire le 14 octobre 1990.

Désireux de mettre notre église en valeur, l’association du patrimoine « La Bruffière-Autrefois » organise une visite animée, accompagnée d’un film court métrage le dimanche après-midi lors des journées du Patrimoine.

Trésor paroissial de La Bruffière et Saint-Symphorien : Panneau 1
L’ancienne église de La Bruffière

A l’époque médiévale, l’église de La Bruffière est un prieuré-cure dépendant des moines Augustins de Geneston. L’ancienne église, dédiée à sainte Radegonde, s’élevait à l’emplacement de l’église actuelle. Les qualités architecturales de cet édifice disparu étaient indéniables. Adossé à un clocher à la base carrée, sans doute d’époque romane, le chœur, plus haut que la nef et couvert d’une toiture à hauts combles, présentait un chevet plat aux remarquables remplages gothique flamboyant. On sait que l’édifice connaît de profonds remaniements aux XVe-XVIe siècles et à la fin du XVIIe siècle. Un retable, dont on ne connaît pas la forme, est installé en 1720 dans une chapelle latérale dédiée à saint Sébastien. Durement touchée par le conflit vendéen de la fin du XVIIIe siècle, l’église connaît quelques travaux de restauration et d’agrandissement au cours du XIXe siècle : élévation du clocher à lanternon en 1825, voûte en plâtre du chœur en 1833, aménagement de la sacristie, d’une tribune… En 1876, l’édifice est encore jugé vétuste et surtout trop petit pour la population. Sous l’impulsion du curé Célestin Freland et de l’évêque de Luçon, Mgr Catteau, il est décidé, en 1885, de construire une nouvelle église. Le 27 décembre 1888, c’est la dernière messe dans l'ancienne église, remplacée par celle dans laquelle vous vous trouvez aujourd’hui.

Ostensoir 1

Réalisé au milieu du XIXe siècle pour l’église de Saint-Symphorien, cet ostensoir en argent sert à exposer le Saint Sacrement. Il repose sur quatre pieds à griffes, ornés de palmettes. La base rectangulaire offre un décor constitué de rangs de feuilles et de guirlandes de perles. Sur une face, le piédestal présente un agneau mystique couché sur une croix et sur le Livre aux sept sceaux. Deux collerettes séparent le nœud avec ses têtes d’ange et ses grappes de raisins. Au-dessus, un bouquet d’épis de blé porte une Gloire avec, au centre, une nuée d’angelots et la lunule. Une croix jalonnée de points porte la trace du poinçon, non identifié, du maître orfèvre.

Chasuble et accessoires

(Inscrits à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1973)
Au début du XIXe siècle, la broderie religieuse connaît un renouveau, caractérisé par la qualité de l’exécution et une nouvelle diversité stylistique. Cet ornement, composé de vêtements et de linges liturgiques offert à la paroisse de La Bruffière par l’abbé Rihet en 1868, en est un parfait témoignage.

Chasuble

Cette chasuble en soie présente un riche décor de fils d’or et d'argent, tout en conservant une grande homogénéité dans l’approche technique de la broderie : ici le fil d’or traverse directement l’étoffe pour mettre en œuvre un décor de palmes et de fleurs. Sur le dos de la chasuble, ce décor forme une croix avec, au centre, une Gloire de fils d’or et d’argent d’où jaillissent des rayons. Le triangle, symbole de la Trinité, renferme le tétragramme « YHWH », que les chrétiens traduisent par Yahvé, c’est-à-dire « Le Seigneur ». Un galon tissé de fils métalliques dorés ceinturent tout le bord de la chasuble. Une doublure en satinette rouge vient renforcer cet ornement offert à la paroisse grâce au testament olographe du 28 janvier 1868 de l’abbé Rihet, curé de la Bruffière de 1837 à 1850.

Etole

Longue bande d'étoffe portée par le prêtre autour du cou, cette étole adopte le même vocabulaire décoratif que la chasuble à laquelle elle est associée. Elle porte une croix rayonnante des deux côtés des extrémités terminées par des franges. L’abbé Pierre Rihet, généreux donateur de cet ornement, est né à Rennes, et, après des études de médecine, il devient aumônier du lycée de Bourbon-Vendée (ancien nom de La Roche-sur-Yon). A partir de 1830, il occupe la cure de La Bruffière pendant 12 ans, avant de se retirer en 1850 dans sa famille rennaise et de partir à Rome au service des enfants du général de Goyon. De retour à Paris, Rihet est chargé de messe dans une chapelle de la paroisse parisienne Saint-Louis-d’Autin. Devenu infirme, il décide de se retirer à La Bruffière, où il meurt le 7 novembre 1871, à l’âge de 71 ans.

Manipule

Le manipule, cette bande d’étoffe pliée en deux moitiés reliée par un cordon et portée sur l’avant-bras gauche par le prêtre dans le chœur, présente le même principe que l’étole avec sa croix rayonnante.

Voile de calice

Grand voile carré qui doit être suffisamment ample pour recouvrir entièrement un calice surmonté d'un purificatoire, d'une patène et d'une pale, ce voile de calice en soie est constitué de la même matière que les autres éléments de l'ensemble. Doublé et bordé d'un galon, le voile de calice comporte, au centre, une croix inscrite dans un cercle rayonnant. Les quatre angles sont ponctués de pétales de fleurs au fils d’or.

Bourse de corporal

De forme carrée, la bourse de corporal est formée de deux cartons recouverts de la même soierie que les autres éléments textiles de l’ornement. La face principale est ornée d’une croix constellée de rayons posée sur un socle aux motifs naturalistes.

Croix reliquaire

D’une exécution simple, cette croix reliquaire, provenant de l’église de Saint-Symphorien, demeure un exemple caractéristique des réalisations « Art déco », des années 1910-1930, période d’un retour aux formes géométriques et à la simplification des lignes. Sur un pied circulaire, la tige est faite d’un ange aux mains jointes. Il porte la croix aux larges bras liés par un cercle métallique ajouré et ponctué de pierreries aux verres rouges. Au centre, un médaillon renferme les reliques de saint Symphorien, martyre au temps de l’empereur romain Marc-Aurèle, à la fin du IIe siècle de notre ère.

Reliquaire 3

Ce reliquaire XIXe servait à conserver et à exposer de multiples reliques enchâssées dans des médaillons. A une époque où la mode architecturale se tourne vers le Moyen-Age, cet objet simule une chapelle gothique, ouverte par des arcades surmontées de frontons aux gâbles triangulaires. Cette châsse-reliquaire en forme de « bâtiment » est couverte d’une toiture à double pente surmontée, au centre, de sa croix.

Calice et patène

Vase sacré dans lequel le prêtre consacre le vin pendant la messe, ce calice en argent du XIXe siècle présente des formes inspirées de la Renaissance et un décor à la fois riche et soigné. Le bord du pied, à contours multiples, s’élève par degrés. Le pied est couvert de filigranes aux motifs de fins entrelacs semés de cabochons de pierres de couleur et d’une croix. La partie supérieure du pied est marquée par une collerette simple surmontée d’une tige où figurent des croix. Le nœud à quatre boutons de verre coloré est orné de filigranes. Sur la coupe, de forme ovoïde, on retrouve à nouveau les fines volutes en filigranes de la fausse-coupe porteurs de cabochons de pierreries précieuses. Il est tout à fait probable qu’il s’agisse ici du calice offert par l’abbé Rihet à la paroisse en 1868, tout comme la patène qui l’accompagne, sur laquelle est représenté l’Agneau immolé de l'Apocalypse, symbole du Christ sauveur, entouré de l’inscription circulaire « PANIS VIVUS. AGNUS DEI » (pain vivant, agneau de Dieu).
Trésor paroissial de La Bruffière et Saint-Symphorien : Panneau 2
L’église Sainte-Radegonde de La Bruffière

Eglise Sainte Radegonde : tous les jours de 8h à 19h.

D’inspiration romano-byzantine, l’église Sainte-Radegonde de La Bruffière, construite en 1889-1890 et protégée au titre des monuments historiques depuis 2007, dégage un sentiment de grande puissance, tant par l’association des volumes et des espaces que par l’unité de sa composition géométrique. Ici, le talent de l’architecte nantais Ménard s’exerce d’abord dans la qualité des volumes extérieurs, à la fois sobres et finement articulés avec notamment la façade ouest flanquée de son campanile et le chevet polygonal. Les espaces intérieurs donnent une impression de grandeur avec la nef voûtée par des coupoles sur pendentifs surbaissés et une abside dans laquelle s’inscrit un grand ciborium. L'édifice conserve un riche décor qui vient souligner l’architecture. Les tympans des chapelles latérales sont ajourés. Le mobilier est demeuré quasi complet : autel en marbre, chaire et bancs. Les décors peints du chœur sont réalisés en 1892 par le parisien, Onillon, qui exécute en 1913 ceux des voûtes de la nef représentant les Apôtres. Au début de l’année 1921, les célèbres frères Ordorico, mosaïstes italiens installés à Rennes, réalisent les douze croix en mosaïques émaillées sur les piliers de l’église.

Ostensoir 2

Réceptacle utilisé pour l’exposition du Saint Sacrement, cet impressionnant ostensoir-soleil en argent repose sur des pieds faits de feuilles de vigne et de grappe de raisin. Cet objet, à la riche iconographie, est offert, en 1889, par la famille de tanneurs, les Girard, à la paroisse de La Bruffière. Le pied trilobé supporte quatre représentations des prophètes et des attributs qui leur sont associés : Elie, Moïse et les Tables de la Loi, le roi David et sa harpe, David recevant l’eau de la citerne de Bethléem, et, sans doute, le prêtre Ezéchiel muni de sa croix. Une collerette précède un nœud orné de quatre pierres précieuses et surmonté par les trois figures en pied du Sacré Cœur au centre avec, de part et d’autre, la Vierge et Joseph. Au-dessus, la lunule, destinée à recevoir l’hostie, est entourée d’une couronne de perles quadrilobée recevant les figures émaillées des quatre évangélistes, eux aussi munis de leurs symboles : Matthieu et l’ange qui l’inspire, Marc et le lion, Luc et le taureau, Jean et l’aigle qu’il écoute. Tous les quatre ont entre les mains un livre qui symbolise l’Évangile qu’ils ont rédigé. Des bouquets d’épis de blé et de grappes de raisin laissent deviner les deux rangs de rayons alternativement droits et flamboyants. Une croix surmonte l’ensemble. Les extrémités des bras quadrilobés renferment une pierre précieuse.

Ciboire

Vase sacré, le ciboire est utilisé pour la conservation des hosties consacrées et leur distribution lors de la communion. Cette œuvre en argent est réalisée entre 1838 et 1875 par le maître-orfèvre parisien, Jean-Baptiste Garnier, dont on perçoit le poinçon, insculpé en 1839, fait d’une paire de burettes enserrant son nom. Le pied circulaire de ce ciboire présente un décor symbolique de l’Eucharistie, avec des grappes de raisin (le vin), de roseaux (l’eau) et de blés (le pain). Ils viennent encadrer des médaillons montrant la figure de la Vierge, du Christ et de Joseph tenant l’Enfant. On y remarque aussi les instruments de la Passion : clous, couronne d’épine et fouets. Au-dessus d'une collerette ornée de perles, le noeud piriforme, fortement galbé, porte une fausse-coupe décorée de trois médaillons figurant les vertus théologales : la Foi avec le calice, l’Espérance avec l’ancre de marine, la Charité qui nourrit les enfants. Un fin décor de feuilles de vignes enrichit le couvercle surmonté d’une croix.

Ampoule aux saintes huiles

(Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1981)
Sommée d’une fine croix, cette ampoule cylindrique en argent provient de l’église de Saint-Symphorien. Un seul poinçon non identifié demeure perceptible sur un bras de la croix. L’inscription « OL INF » confirme qu’il s’agit là d’une ampoule à huile des malades, celle-ci étant souvent isolée. Sur le couvercle, une inscription mentionne « DOMLOUP 1783 » complétée, sous l'ampoule, par « RIHET RR DE DOMLOUP ». En effet, cet objet a appartenu à Gabriel Rihet, après avoir été vicaire à Amanlis, est nommé, en 1778, recteur de la paroisse de Domloup, en Ille-et-Vilaine. Pendant la révolution, il est enfermé à Saint-Melaine.

Vierge à l’enfant

(Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1981)
Cette Vierge à l’Enfant, en terre cuite polychromée de la fin du XVIIIe siècle, pourrait provenir d’un atelier du Sud-Ouest de la France, peut-être de Samadet, comme le laissent deviner le trou d’aération à l’arrière, le rouge-orangé de la robe et le retrait d’émail. Couronnée, elle vêtue d’un long manteau bleu et d’une tunique mouchetée. L’Enfant, nu et tenant de sa main gauche un globe bleu, est assis sur le bras gauche de Marie. La Vierge repose sur un socle portant la mention : « Ste VIERGE.P.P.N. » (Sainte Vierge priez pour nous). Cet objet était jusqu’alors conservée dans l’église de Saint-Symphorien.

Boîte aux saintes huiles

Cette boîte aux saintes huiles en argent date du milieu du XIXe siècle. Elle renferme deux ampoules surmontées d’une croix utilisées pour l’onction des saintes huiles : l’une S.C. (Sanctum Chrisma, ampoule à saint chrême), l’autre O.S. (Oleum Sanctorum, ampoule à huile des catéchumènes pour le baptême, l’ordination sacerdotale ou la consécration des autels et des églises). Cette boîte rectangulaire au coffret à fond plat est coiffée d’un couvercle en tronc de pyramide. Le coffret est cerné, en bas et en haut, d’une cordelette feuillagée, alors que les panneaux restent nus. Au centre du couvercle, une petite terrasse reçoit une croix légèrement pattée. Les deux fioles, cylindriques, portent sur leur couvercle un rond en guise de bouton.

Baiser de paix

Au premier temps du christianisme, les fidèles échangeaient un baiser durant la messe. Par la suite, ce fut la patène que l’on donna à embrasser à chaque participant et l’on finit par lui substituer un objet spécialement conçu à cet effet, que l’on nomma baiser de paix, symbole de paix. Bien qu’il s’inspire de modèles anciens, ce baiser de paix ne paraît pas antérieur au XIXe siècle. Sous un Christ en croix y est figuré l’Agneau étendu sur une autre croix et un piédestal. Cette plaque en métal porte au dos une petite poignée qui permet de l'exposer verticalement.

Coquille de baptême

Récipient en forme de coquille servant pour l'administration du baptême, cette coquille repose sur un pied tronconique et une anse annulaire verticale qui lui est rapportée, faite d’un étroit ruban. Sur le déversoir, des branches de roseau laissent jaillir une croix ciselée.

Croix reliquaire

Cette croix reliquaire de la Vraie Croix présente une surabondance d’ornements en applique. Des motifs fleuronnés terminent les bras. La capse centrale contenant la relique est ceinte de la couronne d’épines et entourée de trois chérubins. La croisée est cantonnée de rayons en quartiers. L’iconographie recherchée de cette croix se poursuit dans les trois médaillons du montant central : clous et couronne d’épines, instruments de la Passion, représentation du Calvaire. Le socle est porté par quatre pieds à griffes et un Agneau sur le livre aux sept sceaux, couché sur la croix, est rapporté sur la face antérieure.

Reliquaire 1

Ce reliquaire portatif offre une riche composition de guirlandes de fruits, d’enroulements et de têtes d’angelots. Cette profusion de décor en fait presque oublier qu’il contient les reliques de sainte Radegonde, à laquelle l’église est dédiée. Fille du roi de Thuringe, Radegonde devient la quatrième épouse du roi des Francs, Clotaire Ier. Elle fonde le monastère Sainte-Croix de Poitiers où elle meurt en 587.

Reliquaire 2

Ce reliquaire présente le même vocabulaire iconographique que celui dédié à sainte Radegonde. Ici sont conservées les reliques de saint Louis-Marie Grignon de Montfort, prédicateur itinérant qui a profondément marqué l’histoire et la spiritualité de la Vendée, puisqu’il est mort à Saint-Laurent-sur-Sèvre en 1716. La relique est identifiée grâce à une étiquette ou « authentique », et un petit médaillon en cire, dit « agnus dei ».


Dépliant Eglise Sainte Radegonde et son trésor